Sommaire Carnet de Vols Décembre 1999
Extrait de Carnet de Vols (Septembre 2000)
Bulletin de liaison des membres de l'association et de l'école de parapente Grand Vol

Sortie Chamonix
impressions des deux plus jeunes pilotes de Grand Vol

Auteurs : Maïté METZ, Benoît et Catherine RAVANAT

Les 17 et 18 Juin, la météo était exceptionnelle pour la sortie de GV à Chamonix. Nous étions 35 joyeux lurons. Pilotes confirmés et élèves ont tous été enchantés de leurs vols et l’ambiance était très agréable. Sur place François Machet et Daniel Conrath, (biplaceurs à Chamonix) nous ont guidés, merci à eux. Un point noir à cette sortie, c’est l’accident de Gabriel et nous lui souhaitons un bon rétablissement, les dernières nouvelles sont très bonnes puisqu’il est venu faire un tour au décollage. Il y a plein de photos de la sortie sur le site internet GV. Gérard Daum a fait une vidéo sympa (disponible au local) et Maïté se propose de la dupliquer à condition de lui fournir la cassette. 

J’ai recueilli les impressions de Maïté et Benoît (15 ans) sur les thermiques des Alpes.


Catherine : Tu as volé à Chamonix donne-moi tes impressions sur le paysage.

Maïté : Le paysage était magnifique. Les montagnes couvertes de neige pour un mois d’avril. Ça m’impressionnait beaucoup.

Benoît : Le paysage de la Vallée de Chamonix est vraiment magnifique car on a vue sur les glaciers et le vol sur Chamonix, le matin est vraiment très plaisant.


C : Est ce que tu connaissais déjà la région. Qu’est ce tu y avais fait ?

M : Je ne connaissais pas la région.

B : Oui, cette région, je la connaissais pour le ski, la montagne mais aussi le parapente en biplace.


C : Quel décollage t’a le plus impressionné (Planpraz ou Plaine-Joux) ?

M : Le décollage qui m’a le plus impressionné est Plaine-Joux puisqu’il était assez court et différent de tous les autres sites que je connais : Il fallait préparer sa voile hors de terrain d’envol et surtout parce qu’il ressemblait à un décollage de compet.

B : Je pense que c’est Plaine-Joux car c’est un décollage très petit , beaucoup plus petit que les décollages que j’ai vus.


C : Quel atterro t’a le plus impressionné? Pourquoi ?

M : L’attéro du Bois du Bouchet me paraissait assez petit et était entouré d’arbres. De plus, le 1er jour il y avait du vent ce qui rendait l’atterrissage difficile. Par contre, l’attéro de Plaine-Joux était très long et assez étroit. Je ne le trouvais pas impressionnant, au contraire il était facile d’atterrir sur ce terrain.

B : C’est celui du Bois du Bouchet car il est entouré d’arbres.


C : Donne moi tes impressions sur les conditions de vol dans les Alpes, peux-tu les comparer avec les conditions de vol dans les Vosges ?.

M : Je trouve qu’il y a de plus gros thermiques dans les Alpes que dans les Vosges. L’altitude et l’environnement sont très différents.

B : Elles ne sont pas les mêmes, le vol thermique est beaucoup plus facile dans les Alpes. Mais le problème dans cette région c’est qu’il faut être posé vers midi si on ne veut pas se faire secouer les boulons.


C : Raconte le vol que tu as préféré à Chamonix, combien de temps as-tu volé et où.

M : Le vol que j’ai préféré à Chamonix était celui du 1er après-midi. C’était le 1er vol où j’enroulais les thermiques. Ce vol d’une heure était vraiment magnifique. J’ai fait des virages, un 360°, je suis passée au-dessus du décollage, c’était pas comme à Breit, où j’allais tout droit en direction de l’Eglise ou quand je n’osais pas enrouler les thermiques et que je faisais que des vols de 15 mn.

B : Ce sont tous les vols que j’y ai faits, car rien qu’un tas dans cette région dure 20 min. C’est extraordinaire par rapport aux Vosges.


C : Comment te sentais-tu dans les thermiques des Alpes.

M : Les thermiques des Alpes sont plus grands que ceux de Breit donc plus facile à enrouler. Ça secouait un peu, mais c’était magique de se sentir monter et de passer au-dessus du décollage.

B : Je me sentais serein.


C : Après cette expérience de vol à Chamonix donne moi les points sur lesquels tu penses avoir progressé.

M : A Chamonix j’ai appris à enrouler les thermiques, à observer les autres parapentes, pour voir où se trouvent les ascendances. Je pense que j’arrive mieux à contrôler ma voile, à décoller et atterrir.

B : Dans l’enroulement d’un thermique et le décollage sur n’importe quel déco.


C : Donne moi aussi les points sur lesquels tu penses que tu dois encore progresser

M : Je dois encore progresser durant le vol (enrouler les thermiques, freiner ou accélérer ma voile quand il y a des ascendances ou des turbulences, des descendances).

B : Les prises de terrain et écouter les moniteurs


C : Le téléphérique est tombé en panne en long moment. Raconte

M : Durant ce long moment, Benoît m’a appris le nom des montagnes, des pics, des dômes. J’ai cherché l’attéro et admiré le paysage.

: Je n’ai rien à raconter car j’étais malade.


C : Etais-tu content (e) que les moniteurs de Grand Vol t’encadrent à Chamonix ?

M : Je trouve que les moniteurs encadraient bien, eux-mêmes volaient en même temps que moi, ils me montraient où se trouvaient les thermiques, et j’essayais de les suivre, mais c’est pas toujours facile !

B : J’étais super content qu’ils m’encadrent car ils m’ont fait faire des vols supers.


C : Comment as-tu trouvé l’ambiance de la sortie.

M : Il y avait une bonne ambiance durant la sortie, on discutait de nos vols, on mangeait tous ensemble, on rigolait beaucoup, personne ne s’isolait.

B : Sympa.


C : A Chamonix vous étiez seulement 2 jeunes pilotes. Est ce que ça t’a dérangé d’être avec une majorité d’adultes ?

M : Au début je pensais que j’allais être à l’écart, parce que je ne connaissais presque personne mais les adultes ont tout de suite sympathisé.

B : Non, car on était avec des parapentistes comme nous.


C : Aimes-tu venir à Grand Vol. Pourquoi ?

M : Grand Vol, est l’école la plus proche de chez moi. J’aime y venir car je trouve que c’est une bonne école. Les moniteurs sont de bons pilotes et ils sont sympas.

B : Oui, j’aime venir à Grand Vol car les moniteurs sont dévoués.


C : Est-ce qu’il y a quelque chose que tu souhaiterais au club.

M : Je trouve que le club est très bien organisé, on fait beaucoup de sorties, il y a une bonne ambiance. Le matériel est en bon état (peut-être juste les casques radios, mais c’est pas une mauvaise chose, car on essaie de progresser le mieux possible, comme ca on se débarrasse de ces casques). Ce que j’aimerais c’est que l’école ouvre pendant la semaine, comme ça on vole plus souvent.

B : Des cours théoriques de météo et de navigation pour ne pas voler sous le vent et les nuages éclairés.


C : Combien de vols as-tu fait depuis l’ouverture de l’école le 1er mai ?

M : Depuis l’ouverture de l’école le 1er Mai, j’ai fait  35 vols.

B : 53 vols.


C : Tu auras bientôt le brevet B et après quels sont tes projets de parapente.

M : Je compte, bien entendu, acheter ma voile et puis commencer par faire des biplaces. Ensuite j’aimerais devenir monitrice de parapente, je vais faire des stages pour me perfectionner et pourquoi pas arriver à un bon niveau pour pouvoir faire de la compétition. Je voudrais bien participer à la vie du club, et faire de nombreuses sorties dans d’autres pays.

B : Je pense m’acheter une Electron et, à ma majorité, je pense passer ma qualif biplaceur.


C : Au fait qu’est-ce qui t’a amené au parapente ?

M : Quand j’étais petite, j’escaladais les petits rochers, je sautais d’un mur, accrochée à des sachets ou parapluies et je rêvais de voler. Et puis un jour, regardant l’Altenberg, j’ai vu des parapentes et, par chance l’école de parapente n’était qu’à quelques kilomètres de chez moi.

B : Ce sont mes parents quand j’avais 7 ans et qui m’ont offert un biplace.


C : Est ce que tu racontes à tes copains de classe que tu fais du parapente. Quelle est leur réaction ?

M : Je raconte à mes amis que je fais du parapente, ils disent que j’ai du courage parce que c’est un sport dangereux.

B : Non pas trop car ils pensent que c’est un sport dangereux et que je suis fou d’en faire.


C : Qu’est ce que ça te procure de faire du parapente ? au moment où tu en fais mais aussi dans ta vie de tous les jours

M : Quand je fais du parapente les week-ends ca me relaxe après une semaine de cours. J’ai l’impression d’être dans un rêve parce que je suis aux commandes d’un aéronef capable de me faire voler.

B : Quand je fais du parapente, j’oublie tous mes soucis et je me prends pour un oiseau.

Copyright © Grand Vol - Dernière mise à jour : 23/09/2003