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N’ayant que les dimanches de libres, l’année dernière je n’ai pu faire qu’une petite dizaine de vols à l’école du club. En gros ça marchait une fois par mois. Pas terrible pour progresser !
Avec les quelques ploufs à mon actif lors de mon stage d’initiation, je totalisais royalement une quinzaine de vols en ce début de saison et je me disais que c’était peut-être un peu «léger» pour voler tout seul. J’ai donc décidé d’effectuer un stage de perfectionnement d’une semaine dans une école professionnelle.
Ne voulant pas prendre trop de risque au niveau de la météo je choisis de descendre assez au sud et renseignements pris j’arrête mon choix sur l’école Jennif’air à Embrun dont la réputation n’est plus à faire.
Du 17 au 21 juin, une semaine dans les Hautes Alpes avec mon parapente…Rien que d’y penser, j’en avais l’eau à la bouche et les quelques semaines entre l’inscription et le départ semblent bien longues. D’autant que question météo chez nous, ça semble toujours ne pas vouloir sourire.
Départ dimanche 16 juin à 9 heures direction le lac de Serre-Pençon via la l’Allemagne et la Suisse. Après une nuit réparatrice, rapide petit déjeuner et ma voile sur le dos je me rends au premier rendez-vous à la boutique Jennif’Air. Nous serons huit élèves, deux Belges (avec l’accent qui va bien et tout et tout), deux Hollandais, et quatre Français accompagnés par 2 moniteurs et 2 élèves moniteurs tout au long de la semaine. Les présentations se font dans une ambiance décontractée et une bonne humeur qui sera de mise durant tout le stage.
On charge le Land Rover et en route pour la pente école pour une petite évaluation de tout ce joli monde. Là on s’applique (ne pas faire honte à Romain…) pour pouvoir partir tout de suite en grand vol. Je suis celui qui totalise le moins de vols, tous les autres en comptent entre quarante et soixante. « Y’a pas de bléme » disent les monos « on s’adaptera ».
Premier décollage du Méal, et première vache. Dix minutes de vol pour trois cent mètres de dénivelé et même pas rejoint l’attéro. Pas terrible. En fait le vent rentrait complètement de travers et après un premier vol pour tous, décision est prise de faire du gonflage sur la pente école.
Mes sept cent bornes pour faire du gonflage par 35° à l’ombre, c’est dur à avaler ; même si mon gonflage face à la voile est plus qu’approximatif et ne demande qu’à être travaillé…
En fait , ce sera la seule déconvenue de ce stage et dès le lendemain les vols se succéderont et ce, jusqu’à la fin de la semaine. Je ne vais pas ici retracer chacun de ces vols mais ils furent tous riches en exercices et en enseignements, avec par exemple obligation de lâcher la commande et toucher la poignée de son secours au moins une fois par vol, oreilles, grandes et petites, 360, wing-over etc…
Avec même presque tout un vol en pilotant « aux arrières » lorsque le nœud de ma commande droite décida de reprendre sa liberté ne me laissant que la poignée dans la main. Heureusement pour moi, la même mésaventure était survenue à un des deux Hollandais deux heures plus tôt, et on en avait tous profiter pour réviser la procédure d’urgence. Résultat, un atterro. aux pieds du monit. avec les félicitations du jury.
Super je maîtrise !!!
Mais la grande découverte pour moi, ce fut les thermiques. Rigolez pas bandes de nases, mais j’étais encore quasiment puceau en la matière. Mon record à Breit. doit frôler allègrement les 20 minutes de vol un jour où même les vaches étaient scotchées au plafond.
J’ai même réussi à passer au-dessus du déco. et à faire des vols de plus d’une heure. Avec le guidage du monit. à la radio tout paraît tellement simple. « Enroule à droite, non l’autre droite, resserre tes virages en vent arrière, sors un peu il est plus devant, arrête t’enroule la dégueulante etc. etc. ». et à la fin ça fini par monter. Oh joie !!!
Nous avons changé de site à chaque vol et c’était chaque fois un enchantement tant les paysages étaient magnifiques. Avec chaque fois la découverte d’un nouveau déco. et d’un nouvel atterro. Adaptation obligatoire, pas de place pour la routine ! En arrivant, j’avoue que pour moi l’atterrissage commençait pratiquement tout de suite après le décollage tellement cette phase du vol me demandait de la concentration pour ne pas me louper. Avec la multiplicité de ces sites, j’ai pris de la confiance et je peux maintenant me concentrer sur le reste du vol, sur ce qui permet de rester en l’air !
A ce rythme, la semaine est passée très vite et le vendredi soir est arrivé beaucoup trop tôt au goût de chacun, même si la fête de la musique et le dernier repas pris en commun, nous ont permis de passer une super soirée et de clore ce stage en faisant la fête.
Un grand merci à Agnès et Bernard et à toute leur équipe pour leur accueil, leur gentillesse et leur professionnalisme.
Si vous ne savez pas où faire votre prochain stage, allez-y sans crainte, les Alpes du sud c’est magique.
Christian Pallu.
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