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Auteur : Benoît RAVANAT |
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Après avoir frotté quelques stabilos je me sors de la grappe avec une Proton GT et je fais le plafond sous les nuages (1900 mètres). A peine le «start» ouvert une dizaine de pilote partent conquérir le Grand Ballon sous la rue de nuages. J’attends un peu pour les regarder faire, voir où ça monte, où ça descend le moins. Ç’est important lors d’une transition et comme dit Gérald Delorme : «il vaut mieux partir 50 mètres plus haut que 50 seconde trop tôt ! !». Mon plan est fait, je suis les nuages (Pas compliqué, hein !). Sans un seul virage avec du vent de face, j’arrive au Ballon dans les barbulles. Un coup d’oreilles et vite demi-tour avant que le nuage m’enferme ! Direction le Rothenbach (balise 2), j’enfonce l’accélérateur à moitié pour mieux cisailler les thermiques, j’arrive au Treh à mon altitude de départ! En quinze bornes et un seul virage, je n’ai rien perdu ! Mais
les ennuis commencent ! Comment faire pour aller au Rothenbach ?
Pas un seul nuage à l’horizon, ça monte pas haut de ce côté . Je
sais que je suis en retard par rapport aux autres mais je ne suis pas stressé.
Je me décide à y aller, j’essaie de monter plus haut encore. Après avoir
cherché l’introuvable j’ai perdu 400 mètres ! Que faire, me poser où ?
… Je vois une Sentra monter plein pot au-dessus de moi! Je commence à
enrouler et ça monte et ça monte encore plus haut ! Le plein fait, je
transite sans problème sur le Batteriekopf où des modéliste font monter leurs
planeurs! Je commence tranquillement a faire du "soaring" quand deux
voiles me foncent dessus, parmi eux, il y a le père ! Il a réussi à
transiter avec son vieux fer à repasser ! A trois on remonte et on rattrape les
deux Protons et la Boomrang au-dessus de nous ! Plus que deux bornes à faire
est c’est la balise 2 ! Arrivé
sur le Rothenbach, on prend le thermique habituel ! Je suis toujours avec
les deux protons et la Boomrang. Le père est parti, il a perdu patience et il
est retourné sur le Batteriekopf pour enrouler la dégueulante ! Après une
vingtaine de minutes à zoner au-dessus du Rothenbach, la Boomrang part sur le
Batteriekopf à son tour, je la suis, mais le hic c’est que je transite moins
bien qu’elle face au vent ! Après avoir pris des monstrueuses dégueulantes,
je me retrouve sous le Batteriekopf ! Je
commence à chercher une petite bubulle qui pourra me monter ! Mon vario
commence à bipper, j’enroule sans grand espoir. Pourtant, je vois une buse
sous mes pied qui enroule ! Je m’accroche, j’y crois, je sers le
thermique, je prends 10 mètres, puis 20 mètres
Je monte ! Je me fais rattraper par des voiles compet qui monte plus
vite que moi ! Après avoir mouillé ma combinaison, on commence à prendre
du gros gentil (+5m/s). La Trango transite, la Magic suit, moi je reste, ça
monte encore ! Je suis sous les nuages (2300 mètres). Les
conditions sont un peu plus agressives ici, tant pis, si ça bouge un peu. Je
fais les oreilles, j’enfonce l’accélérateur, cette fois ci poulie contre
poulie ! Je ne perds rien, je ne
monte pas, parfait, j’ai finesse infini, le pied. Mais attention, une deuxième
couche de nuage va se refermer sur moi ! Je fais les 360,! Ça descend très
fort, et ça centrifuge pas mal ! Je
veux être sous cette couche avant qu’elle ne se referme sur moi. Ça y est,
je suis en dessous, j’arrête tout, wazaaaaa ! Je ne conseille pas !
Cette fois-ci je reste bras haut (faut jamais faire deux fois la même
erreur !), mais je continue à monter, j’ai de nouveau des nuages qui se
forment sous mes pied, je ne suis pas dans le nuage ! ! Je suis 100 mètres
au-dessus !. je continue tranquillement ma transition jusqu’aux Déco du
Treh en mangeant des petites Barquettes de LU que j’avais retrouvé dans la
poche de ma sellette. De retour au Treh, je cherche les voiles qui avaient réussi
à s’échapper , mais je ne les vois plus ! Tant pis je vais directement
au but sans les attendre, il suffit de suivre la vallée de la mort et on y est !
C’est
pas pour rien qu’on l’appelle la vallée de la mort, où sont les posés ?
ah oui derrière la ligne de chemin de fer qui est derrière la maison !
Prions que ça passe ! Arrivé à 500 mètres du but je me fais dépasser
à toute allure par les autres! Eh zut, je ne vais pas être le premier à
boucler, enfin c’est pas encore sûr que je boucle, il faut que j’arrive à
passer la ligne de chemin de fer. A ce moment là, une petite voix me dit :
Est-ce que ça va passer ? Est-ce qu’un train ça fait beaucoup de traînée ?
Est ce qu’il y a des trains qui passent à cette heure ?, … bref j’avoue
que j’étais assez bas, mais trop obstiné à continuer! Et puis soudain, sûrement
en changeant de masse d’air quelque chose me porte et me permet de faire le
but … avec seulement 5 pilotes ! Tout
le monde m’a demandé si j’avais une Proton, mais non c’était une
Electron jaune de 24 m²!
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Copyright © Grand Vol - Dernière mise à jour : 23/09/2003 |