Entre ciel et novembre,
je me laisse surprendre
et je sors de ma chambre
pour l’herbe encore tendre.Les
suspentes défaites,
le casque sur la tête,
suis debout en attente
d’une brise de pente.
Pourtant en ce blanc silence,
je me sens tout immense
seul, presque perdu
au sein des arbres nus.
Les bras toujours en croix
je sens derrière moi
l’intrados qui frétille,
mes membres qui fourmillent.
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Je vais herber mon aile
aux éclats d’arc en ciel
sur des perles d’argent
face à l’astre levant.
Entre ciel et décembre
la neige de s’étendre.
Lié à ma sellette,
la bise me soufflète
Entre ciel et avril
j’entrouvre enfin mes cils
l’espace se dilate
et les bourgeons éclatent.
Et la buse perplexe
de me voir si longtemps
m’agiter le cortex
rit de toutes ses dents
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