Extrait de Carnet de Vols (Novembre 2003)
Bulletin de liaison des membres de l'association et de l'école de parapente Grand Vol

WE des 5/6 juillet chez nos amis
du club de Faucigny
 


Ceux qui y étaient, et ils étaient nombreux, ne sont pas près d'oublier. Il a fait beau, très beau même, et chaud, trop chaud peut-être. Les ascendances ont été fortes, trop fortes peut-être mais chacun, à son niveau, a eu l'occasion de se faire plaisir. L'accueil des gens du cru a été un "must".

Et pas que pour les vols, l'intendance était tout à fait à la hauteur. Je ne décrirai pas, je risquerais de saliver. Bien sûr, être à 9 heures à Cluses demande un petit effort quand à l'heure du lever pour des Strasbourgeois, mais la fatigue du week-end, c'est le lundi qu'on la ressent vraiment. J'ai tellement bien dormi dans le train à midi ce lundi et je rêvais si fort que quand une voix à annoncé "Strasbourg terminus du train, assurez vous que….." j'ai failli dire à haute voix "mais non, on est à Samoëns. Le rêve s'est arrêté net.

Samoëns, le vol du soir qu'on attendait, qu'on n'osait plus espérer à cause des conditions encore bien trop fortes à 17h00, et pourtant on y a bien eu droit, en conditions calmes sur fond de soleil couchant. J'espère que je ne vous ennuie pas avec mes considérations romantiques de parapentiste pré-gâteux sur le retour, mais pendant que j'essaye de me remémorer pendant qu'il en est encore temps les bons moments de ce week-end que nous devons entre autres à Catherine et à Guy qu'on ne remerciera jamais assez, je les revis un peu et vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait du bien.

Des moments forts il y en a eu plein. Avec leur lot de contrariétés comme ne plus pouvoir décoller lorsque la brise est devenue trop forte et ne pas pouvoir jeter son sac de sable dans la cible, attendre que les conditions deviennent moins fortes pour décoller sans jamais être sûr que ça va faire. Mais c'est tout ça c'est le parapente et ça fait partie de la règle du jeu. Pourtant il y a une chose qui est restée plus particulièrement gravée dans ma tête. Le samedi soir pendant l'apéritif au restaurant où était prévu le repas du soir, j'ai pu discuter avec une élève qui venait de faire son premier grand vol, à Samoëns, excusez du peu (900 m de dénivelée). Eh bien je l'ai enviée. Un premier grand vol c'est quelque chose d'unique et qu'on ne peut pas recommencer, quelque chose qu'on ne doit pas pouvoir oublier et qui doit donner une envie irréversible pour continuer. Elle m'a avoué avoir eu une certaine appréhension et elle a été toute étonnée quand je lui ai dit qu'après 10 ans de parapente j'ai toujours cette appréhension au moment du décollage et qu'il me la faut, qu'elle fait partie du vol et que si un jour je la perdais, j'arrêterai… J'espère l'avoir rassurée.

J'espère de même vous êtes tous conscients que le parapente est un moyen extraordinaire que s'est donné l'être humain pour évoluer dans un milieu qui n'est pas le sien (une buse l'a encore bien fait comprendre à l'un de nous), qu'il faut garder une part d'humilité et ne pas se considérer en territoire conquis, pour notre bien et notre équilibre et pouvoir ainsi encore vivre de nombreux moments grandioses comme on a pu en vivre ce week-end.

Daniel Bolchert


Copyright © Grand Vol - Dernière mise à jour : 18/01/2004