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Mon Papapeur |
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Mon rêve était mauvais, ma nuit bien agitée, Comme au temps jadis au sortir d’une nuit blanche. Les draps dans lesquels je m’étais entortillé Ont mis ma compagne effarouchée nue aux hanches. Je n’avais fumé la veille ni herbe laide, Ni bu de vin lourd. Je fus assailli pourtant Par des mortels insolites : le lépipède, Les logrammes, cétamol, noïa et lysant, Les lismes, boloïde, phimosis et scève. De ces mâles arrogants je ne distinguais Qu’ombres et criardise. Ils poursuivaient sans trêve Des femelles dont j’oyais le rictus mauvais : Sitose, phrénie, digme, lysie et thormone. Leurs doigts pervers me grippaient sous mon crâne gris Dans leurs tourmentes infernales. Et personne Pour chasser ces créatures, à part mes cris.
Je ne suis plus le même depuis cette nuit. J’ai peur. Et cette peur s’est nichée dans mon home. Où donc en suis-je aujourd’hui, baroudeur hardi, Désormais perclus dans mon étroit aquarium ? Et je reste enfermé et la nuit et le jour Craignant à chaque instant une chute probable. Apeuré, je regarde le monde alentours Assis derrière des baies vitrées incassables. Je redoute l’aube quand rosit l’horizon. Un voile sur les baies du soleil me protège ; Dès que je devine le regard furibond Et sombre d’où jailliront vents, grêle et que sais-je, J’angoisse. je tremble de mon être saisi, Mes yeux terrorisés pareils à mon enfance Quand foudres et tonnerres fracassant mes nuits. Ne serai-je plus qu’un trembleur sans consistance ?
Il suffit ! je dois rompre ce cercle pervers Qui m’isole et me consume, extraire le kyste Toxique et malin du dedans de mes artères Pour parer à mes peurs, me joindre aux libéristes.
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Copyright © Grand Vol - Dernière mise à jour : 27/03/2004 |