Stage itinérant de
septembre avec Gérald
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Depuis un
mois, je bénis la France, Pays de Liberté et de Culture qui permet à ses
enfants de grandir dans la Science et les Arts.
Moi.... heu
mwa, mécréant de basse condition je pus ainsi rejoindre un stage
itinérant *(3bis) du célébrissime Gérald *(4), intégrant de fait le
gratin du gratin du parapente mondial : le célèbre G.H.N. *(5)
Le récit qui va suivre est maintenant destiné à vous faire des dents longues jusqu'à parterre.
Nico le
chauffeur nous retrouve ou que l'on pose pour peu qu'on le joigne à la
radio et qu'on lui décrive la hauteur du clocher d'en face ou la couleur
des vaches dans le pré d'à côté.
On charge la
bétaillère, on repart en se racontant les premières impressions de vol, en
mâchouillant des casse-croûtes semi écrabouillés et en se fendant la pèche
aux histoires de Pascal, Nico et Gérald.
Et enfin, vol
de nuit à Aspre : toute la smala est en l'air en 12mn30 chronos,
petit soaring le long de la petite falaise sommitale puis lente glissade
dans la pénombre du soir ou les premiers arrivés marquent le terrain avec
l'intrados des voiles. On pose dans du velours, HEUREUX .
Les jours
suivants, on se promène selon le vent et le soleil entre Laragne,
Sisteron, Gap, le lac de Serre Ponçon, Embrun,
Chabanon, le col Bas, Dormillouse, le Morgon.
Ces noms qui évoquent les vacances et le Sud commencent à nous parler de
vol, de thermique, de plafond, de transition.
Cinq membres de Grand Vol (Catherine, Guy, Christian, Pascal et moi) avons eu, avec encore deux non "Grand Voliens" (Claudine et Maurice, des habitués), la chance et la joie de participer à un stage itinérant managé par Gérald (il s'agit évidemment du seul et unique Gérald Delorme, personnage incontournable dans le monde très particulier du parapente). Les quelques inquiétudes de Pascal avant le stage quant à quelques éventuelles insuffisances techniques ou autres ont vite été balayées par la fougue communicative de notre moniteur qui sait parfaitement faire avec tous les défauts, toutes les tares existantes et à découvrir de parapentistes en activité ou à naître. J'en veux pour preuve que Gérald me supporte depuis 1993 et je ne pense pas qu'il prenne des calmants quand il me voit sur la liste de ses prochains "blaireaux". Nous voilà donc prêts à sillonner le ciel entre Grenoble et Saint André. Je ne vous décrirai pas chaque vol, histoire de ne pas vous rendre jaloux, mais je peux affirmer que chacun en a eu pour son compte, même si, contrairement à l'habitude, la météo n'a pas été des plus favorables. Un jour il a plu; si, si, avec des nuages et des gouttes d'eau qui tombent et qui mouillent et certains ont volé sans être trempés à l'arrivée avec d'un côté l'envie de ne pas descendre et de l'autre la crainte de monter dans les nuages qui étaient au niveau du déco et qui aspiraient désagréablement. Cela fait une marge de manœuvre plutôt réduite. D'autres jours le vent était limite ce qui fait que dans le bon sens on volait à 50-60 km/h et pour poser, il n'y avait plus besoin de courir mais de se dépêcher pour affaler la voile. N'oublions pas que pendant les transitions dans le camion, le temps n'était pas perdu, car Gérald, en dehors de ses explications techniques argumentées par moultes exemples extraits du vécu, est une source intarissable de blagues. Notre chauffeur Nicolas en a sorti un paquet aussi, et dans un moment de relative accalmie, c'est Pascal qui comblait les trous. Il y en avait pour tous les goûts. Les gîtes étaient accueillants et sympas si bien que les flots d'histoires drôles ne cessaient que (très) tard le soir. Vous connaissez Guy, il y a des matins il avait vraiment du mal à émerger. Du côté problèmes techniques pas grand chose à signaler, à part peut-être la radio de Christian. Une fois c'était la panne d'accus, une autre il n'était pas sur la bonne fréquence, et encore parfois c'était lui qui ne voulait pas répondre. Combien de fois avons-nous entendu "Christian, si t'es content, bouge les jambes". Suivait un vague mouvement des pieds et aussi sec la réplique "t'es pas plus content que ça ?". Et là les jambes bougeaient nettement mieux. Pour changer des navettes habituelles, la montée au déco de Chabanon s'est faite une fois en télésiège mis en route exprès pour nous et une fois dans un 4x4 aimablement prêté par un moniteur du coin. A six "dedans" et trois sur la plateforme avec les voiles, je ne vous raconte pas l'expédition.
Bref, ce fut un stage très agréable avec des vols dont certains resteront longtemps le souvenir d'une expérience magnifique. Et je ne peux pas m'empêcher de vous parler du dernier, du côté de Dormillouse. Décollage à 2250 m au Col Bas. Aller retour jusqu'à la tête de l'Estrop avec des plafonds à plus de 3300 m et du +8,3 sur les varios de Guy et Gérald. Traversée du 1er bras du lac de Serre Ponçon, plafond à plus de 3000 m au-dessus du Morgon, traversée de l'axe principal du lac avec 2000m entre la surface de l'eau et nos chaussures. Ceux qui faisaient du Kite sur le lac nous offraient un spectacle exceptionnel. Remontée au sommet du Guillaume et posé sur un terrain de Rugby à Embrun. Pendant le pliage des voiles un petit monsieur "bien charpenté" est venu nous demander gentiment (heureusement d'ailleurs car en fait c'était l'entraîneur de l'équipe locale) de libérer le terrain car il y avait entraînement. Pas rancunier, il nous a expliqué comment y arriver par la route (il faut tourner à gauche au restaurant "la truite qui parle") ce qui nous a fait gagner du temps pour la navette car on rentrait dans la foulée à Chambéry. Le seul problème, "si on veut remettre ça", c'est qu'il faut arriver à s'inscrire au stage avant la sortie officielle des dates et harceler les écoles à partir de janvier parce que dans ce cas, Gérald ne peut rien pour nous.
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