Léon, le retour

Non il ne s´agit pas d´un Remake du film avec Jean Reno, mais bel et bien du retour de Léon dans le monde des volants.

 L´Histoire :

Depuis notre séjour à Castellucio il y a 2 ans, nous rêvions de repartir entre copains pour une semaine de vol à donf….

Le projet mûrit pendant l´hiver et au printemps nous décidons, après un choix du site pas évident, de réserver la dernière semaine de juin pour aller à CASTEJON DE SOS dans les Pyrénées espagnoles.

 Voiture (sur-)chargée, nous prenons la route (1200km) et après un arrêt sympathique à Montpellier, nous débarquons dans le camping très sympathique (piscine, resto, petite rivière) où Fernand nous a  réservé un petit bungalow à 100 m de l´attero.

Castejon est un petit village de montagne où il y a quand-même 4 écoles de parapente. Le décollage principal est à 2700m et il faut environ 45 minutes avec la navette (massage assuré pendant la montée sur les chemins caillouteux) de l´une des écoles (leur site www.volarencastejon.com) (8 € par personne).

Renseignements pris (Fernand se débrouille pas mal en espagnol – il est né là-bas !!), on nous conseille de ne pas voler trop tôt dans la journée, les thermiques sont si forts qu´il est impossible de se poser dans la vallée. Notre premier vol se fait donc après 18h et c´est là le grand moment pour Léon. Il faut savoir qu´après son grave accident au Pérou, Léon est resté loin des sites pendant 5 ans. La passion qui dévore, l´occasion de partir avec les copains, le fait de retrouver l´ambiance d´un décollage, ont très vite pris le dessus.

Après 5 minutes d´angoisse – est-ce que je sais encore comment décoller face à la voile, comment va être le premier thermique,….. – notre Léon se retrouve en l´air. Et bien je vous assure que le parapente c´est comme le vélo. Avec une voile sortie d´école (UP Kantega prêtée gracieusement par Dany Schmitt de Looping), Léon s´est très vite trouvé au plafond et souvent au-dessus de ses copains.

Les journées se déroulaient donc de la façon suivante :

o        lever à l´aube (entre 9 et 10 h) avec petit déjeuner sympathique sur la terrasse de notre villa

o        découverte des déco du matin avec plouf sympathique (qui a aussi une fois évolué en rodéo pour le poser parce que partis une demi-heure trop tard)

o        déjeuner au resto du camping et puis piscine-sieste"

o        entre 16 et 18 navette pour le déco

o        vol du soir souvent encore très agité (plafonds au-delà de 3000) pour poser dans la restit entre 21h et 22h

Nous avons aussi découvert un autre site (Campo à 15 km – navette 4x4 obligatoire) ou la restit est magnifique et ou nous avons eu la grande chance de voler avec des aigles et des vautours (la flamme au déco est constituée de plumes d´aigles !). 

Conclusion de cette belle semaine :

o        il faut faire partie de la famille des Caribous (vous savez les couillus) pour décoller en journée et faire de la distance (ce qui est tout à fait possible – mais un coup d´œil dans les vallées encaissées nous en a très vite dissuadé). Je pense que les mois de juin ou de septembre sont plus calmes.

o        les possibilités de faire autre choses (rafting, canyoning, escalade, VTT…) sont énormes. C´est une très belle région sauvage (Benasque, le Chamonix du coin est à 15 km), le climat est agréable – chaud en journée, frais la nuit –

o        la plupart des restos sont sympas et la formule menu complet + 1 litre de tinto (vin rouge du pays excellent) le tout à 11 € dessert compris (mais sans la serveuse !!!)

o        le camping est idéalement situé et pour 500 € la semaine nous avions à notre disposition un petit chalet en bois exotik en plastik ! avec 2 x 2 couchages, douche et cuisine équipée.

Voilà, j´espère que nous vous avons donné l´envie de tâter du thermique pyrénéens. Si vous voulez plus de renseignements, je me tiens à votre dispos sous georgesjlmuller@wanadoo.fr.

Au retour je me suis encore arrêté à Bagnère de Luchon où j´ai rencontré Christian Fix- un ancien d´Air Aile- qui est moniteur parapente et qui a pris un accent du "coing" bien sympathique.

 Georges Muller