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Chaque soir lorsque, harassé par une longue journée de labeur, tu
rentres dans ta tanière pour élaborer décoctions et potions;
moi je me faufile entre les saules des rivières et les hêtres des
forts , je longe les étangs en rattrapant les derniers rayons du
soleil, et ça
suspendu à mon chiffon et poussé par mon courant d'air, je rêve mon
vol jusqu'au dernier moment où je me retrouve près des cimes des
vosges.
Puis doucement je me pose dans le début de la nuit
et je remercie diables et dieux que le monde soit si beau ,
que je sois si seul à trouver ça extraordinaire
et si le murmure de mon moulin vous trouble parfois ce n'est qu'un
bref moment vite oublié .
Il me permet de me croire oiseau un instant, ou peut être même
qu'insecte vrombissant ? mais surtout il me fait quitter la foule des
rampants.
Et pour ça je l'aime.
Le doc, MWA, Christian
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