La compétition, mode d'emploi

Une compétition peut avoir lieu si un club l’organise, jusqu’à présent notre club n’en a pas organisé, contraintes de TMA oblige, de compétition à Breitenbach. Ceci explique peut être que les Grands Voliens compétiteurs sont peu nombreux. 4 à 5 pilotes par saison, selon la météo, les obligations matrimoniales, professionnelles ou fédérales de chacun. 
D’autres font beaucoup mieux. Le club de la pointe dans les Ardennes recense 20 compétiteurs parmi ses 62 adhérents.
Et pourtant, beaucoup d’entre nous ont largement le niveau pour ne pas paraître (trop) ridicules en compétition.

Vous volez plus longtemps que moi (je sais en ce moment ce n’est pas difficile, période de méforme, manque de chance de ma part, redressement fiscal, et chaussures trop grandes), vous êtes dans les 50 premiers en B. Vous suivez Benoît facilement en transition, vous volez plus loin que lui (là vous riez moins hein), vous êtes dans les 20 premiers en B. Vous montez plus vite que Marco en thermique (une élève de 10 vols l’a fait à Breit, vous pouvez le faire), vous êtes parmi les meilleurs mondiaux et la fédé vous téléphone immédiatement pour rejoindre l’équipe de France. 

POURQUOI FAIRE DE LA COMPET ?

Avec les stages cross, la compétition est le moyen le plus facile de faire des vols de distance, de durée et de découvrir de nouveaux sites.

Vous êtes encadrés par une équipe de locaux, et les directeurs d’épreuve choisissent pour vous le meilleur site de la journée en fonction de la météo. On sélectionne pour vous des parcours avec des difficultés progressives, on vous indique les pièges et les zones dangereuses du coin, et vous volez en groupe (enfin quand vous arrivez à suivre …).

J’aurais également la prétention de dire que la prise de risque est moins élevée qu’en vol loisir.

Les risques de collision ? Il est beaucoup moins dangereux de voler avec 30 ou 40 pilotes qui connaissent leurs priorités qu’au Treh avec 100 voiles qui tournent dans tous les sens.

Les conditions fortes ? Des manches ont déjà été annulées à cause des conditions trop fortes alors que des pilotes «loisirs» sont dans la machine à laver. En l’air, si les conditions forcissent, un comité de sécurité composé de trois compétiteurs donne les infos par radio et la manche sera arrêtée.

Vous êtes suspendus dans un sapin à vingt mètres de haut depuis six heures, au beau milieu de la forêt vosgienne ? Si vous n’avez pas signalé votre posé au Directeur d’Epreuve par téléphone, les secours sont envoyés pour vous décrocher.

Et la troisième mi-temps, les bières belges, la liqueur de chartreuse, le vin d’Arbois, les fromages de Franche Conté, les aspirines …

LE GPS

Le vol s’est largement simplifié avec l’arrivée des GPS. Il vous indique la direction et la distance de la prochaine balise et bascule automatiquement sur la suivante. Y a qu’à suivre la flèche.

Il y a quelques années, on se perdait, se perdait, se perdait, et, quand on avait la chance de trouver la face Ouest de l’église de St Etienne les Remiremont après 29 Km, on lâchait les commandes pour prendre des photos en pleine baston.

A noter que Grand Vol a investi et prête trois GPS aux nouveaux compétiteurs.

L’électronique enregistre également votre parcours, que vous transférez le soir à l’arrivée pour les classements. Ca prend 30 secondes.

 COMMENT CA SE PASSE?

Une bonne compétition débute toujours au PC course par un café croissant, accompagné de papotages, et se termine au PC course par une remise des prix, accompagnée d’un pot et de papotages.

Le DE (directeur d’épreuve) sélectionne un déco (dans les Vosges à 90 % ils ne se biffent pas, c’est le Treh). Puis vient l’élection des trois membres du comité de pilote, chargé de conseiller le DE et le comité de sécurité.

Au déco, le DE et le comité de pilotes élaborent la manche en fonction des conditions météo. Le top, c’est quand il disposent d’ouvreurs pour leur donner les bonnes informations sur la masse d’air. Le pas top c’est quand tous les ouvreurs font un tas.

La manche classique au Treh, nous envoie vers le grand ballon et retour, 14 Km, suivi d’une remontée sur les crêtes au nord, plus ou moins loin en fonction des conditions et du moral des troupes, et retour vers le Treh. On va dire de 25 à 50 Km environ au total.

Puis viens l’heure du briefing : annonce de la manche «bon, on va faire original Treh, Grand Ballon, lac de Longemer et posé au Treh», des conditions météo «ben vous voyez, c’est pas fameux, les 12 ouvreurs sont allés au tas, bonne chance les gars», et des horaires: fenêtre de décollage, début de la manche, fin de la manche et heure limite de retour au PC pour pointer. C’est là que vous enregistrez la manche sur votre GPS. Ne vous inquiétez pas, une soirée de formation est organisée en début de saison par le club pour comprendre le fonctionnement de ce truc. 

LES DEUX TYPES DE MANCHE : LE TEMPS MINI ET LA COURSE AU BUT

Le temps mini lorsque les conditions sont moyennes et/ou le décollage trop petit pour faire décoller tout le monde rapidement.La fenêtre pour décoller est large, 2 ou 4 heures. Vous choisissez votre heure de décollage, et c’est celui qui a fait le parcours le plus rapidement ou qui va le plus loin qui gagne.

La course au but avec départ au sol si le décollage est énorme (dans les Alpes) ou en l’air. Tout le monde part en même temps et le vainqueur est le premier au but ou celui qui va le plus loin.

Petit avantage, les compétiteurs sont prioritaires au déco et les aides vous déplient la voile. Au Treh, quand il y foule, et plein de monde la voile en boule, faisant la queue pour prendre l’air, c’est royal.

En l’air, il vaut mieux voler en groupe, lentement et assurer ses plafs que foncer comme un malade. Bon, mais ça c’est de la tactique, on va pas vous donner toutes les clés tout de suite. 

LE SCORING

Le vainqueur de la manche a 1000 points, addition des points temps et points distance.

Si personne n’est au but, on va simplement prendre en compte les points distance et faire une règle de 3 entre votre distance et celle du premier. Sur une manche de 50 Km, vous avez fait 20 bornes, le premier 40, il aura 1000 points et vous 500.

Des pilotes au but? La part des points distance varie avec le nombre de pilotes à l’arrivée. Prenons notre exemple du dessus. Manche de 50 Km, vous en faites 20 et 1 pilote au but, vous aurez 350 points. 20 pilotes au but, vous marquerez environ 200 points. 

LES A ET LES B

Les compétiteurs sont classés en deux séries, A (la première division) et B (la seconde division.

Les 120 meilleurs pilotes, les A, disputent toute la saison la coupe de France, comportant 5 ou six compets, et le championnat de France.

Vous débutez dans la série B qui regroupe de 500 à 700 pilotes chaque année et pouvez participer aux 70 épreuves organisées dans toute la France.

Le classement se fait sur vos 6 meilleures manches au niveau national.

Les épreuves dans les Vosges comptent également pour le championnat Est Vosges (Franche Comté, Lorraine, Alsace et Ardennes).

Chaque année, les 50 meilleurs B peuvent monter en A: 20 places pour les premiers au niveau national et 30 places réparties entre les régions (4 places pour notre championnat régional).

NOS RESULTATS

Ils sont bons. Des deux compétiteurs réguliers :

*       Eric L. passe en National A pour la saison 2006.

*       Benoît R., malgré sa 2eme place en région Est-Vosges et sa 20eme place en National B, malheureusement ne peut pas monter en National A … Il n’a pas les 21 ans requis et la fédé ne lui a pas accordé de dérogation.

Pierrot et Marc se sont aussi bien défendus.

Eric Leroux.