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LE CUMULUS

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[La turbulence] [Le gradient de vent] [L'ascendance de pente] [Les quatre transferts d'énergie] [L'effet de Foëhn] [Le déclenchement thermique] [Stabilité et instabilité] [Le cumulus] [Les brises]

 

Une ascendance est souvent matérialisée par un cumulus, du moins c'est ce que vous racontent les moniteurs… quand et comment cela se produit-il ? La formation de cumulus à partir d'une ascendance est due à un ou plusieurs des facteurs suivants :

  • forte humidité des basses couches :

Lorsque l'air contenu dans l'ascendance monte, contenant une forte humidité relative (beaucoup de vapeur d'eau), il va assez rapidement obtenir une humidité relative de 100%, c'est-à-dire arriver à saturation de vapeur d'eau, à cause du refroidissement. A ce moment là, une partie de sa vapeur d'eau va se condenser en fines gouttelettes, provoquant l'apparition de barbules. Si l'ascendance se poursuit dans le temps, ces barbules vont s'étoffer par l'apport d'humidité des basses couches pour commencer à former un nuage par accumulation, un cumulus. C'est par exemple le cas après un orage survenu assez tôt dans la journée; si l'ensoleillement réactive la convection et l’évaporation, de beaux cumulus ne tardent pas à réapparaître.

  • fraîcheur d'altitude :

Lorsque c'est le cas, la bulle même normalement humide verra son niveau de condensation abaissé à basse altitude, donnant le même résultat que précédemment. C'est le cas en avril, mai et juin lors des belles journées thermiques, à condition que les ascendances montent suffisamment.

  • forte instabilité :

Dans ce cas, les bulles continuant à monter très haut, trouveront tôt ou tard leur niveau de condensation et formeront un cumulus qui certainement n'en restera pas là... C'est le cas des journées orageuses, où rien ne vient freiner le développement nuageux.

On peut décomposer la formation du cumulus d'instabilité en 3 stades :

Installation de la convection

Apparition des "barbules"

Formation du cumulus

Malheureusement, souvent, pour diverses raisons, l'activité convective s'interrompt (parfois à cause de l'ombre du cumulus qui s'est formé !) et faute d'alimentation notre beau cumulus se désagrège par redescente de l'air et ré-évaporation. Il existe d'ailleurs un "truc" pour repérer si un cumulus est en phase de formation ou de désagrégation, en considérant que l'accumulation se produit là où "il se passe quelque chose" :

Si tout va bien...

... l'activité thermique se maintient cependant, et notre cumulus va devenir un individu autonome, développant son ascendance propre grâce à la chaleur dégagée par condensation. Comme de plus c'est un garçon raisonnable, il rencontrera une couche de blocage suffisamment tôt pour que son ascendance reste exploitable dans les limites de capacités de fuite de nos parapentes. Une fois arrivé dessous, on peut le travailler en choisissant selon son goût les zones sombres (nuage plus épais) pour monter plus haut, ou les zones claires pour redescendre ou stabiliser son altitude. Le cumulus est l'autobus du vol de plaine…

Si tout va mal...

... la couche de blocage est insuffisante pour empêcher le cumulus de poursuivre son ascension, et on passe :

Les voiles sont bien entendu dans leur sac au-delà du stade médiocris…

 

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