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LES SUSPENTES

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Les caractéristiques recherchées pour une suspente de parapente sont :

  • une bonne résistance à la rupture, pour un diamètre réduit au maximum (cause de traînée),
  • une faible élasticité, afin de maintenir la forme de la voile au plus proche de la forme voulue,
  • une inertie géométrique vis-à-vis de l'humidité et de la température,
  • enfin, une bonne tenue dans le temps de toutes ces caractéristiques, ainsi qu'un prix de revient le plus bas possible, étant données les quantités utilisées dans la fabrication des voiles actuelles (plusieurs centaines de mètres).

Malheureusement, ces caractéristiques sont quelque peu antagonistes, et le constructeur est toujours obligé de chercher un compromis. Il répartira par exemple des suspentes très fines et en grand nombre en ligne haute (près de la voile), pour un bon rapport de rigidité/résistance/traînée et un faible nombre de "grosses" (1,5mm en général...) suspentes pour la liaison aux élévateurs.

Structure :

Elles sont constituées d'une gaine, destinée à protéger de l'abrasion, de l'humidité et des rayonnements l'âme, qui est pratiquement seule à absorber les efforts de traction.

Matériaux :

Gaine :

Elle est en général en fibre polyester tressée et colorée Sur certaines voiles de compétition, on peut trouver un suspentage non gainé, mais qui présente dans ce cas une fragilité extrême à l'abrasion et à l'humidité.

Ame :

On utilise l'un des deux matériaux suivants :

  Avantages Inconvénients
Fibre aramide :

(KevlarTM)

  • Très bonne tenue à la traction pour un faible diamètre
  • bonne tenue en température
  • Tenue en flexion faible
  • Sensible à l'humidité
Fibre polyester :

(DyneemaTM)

(SpectraTM)

  • tenue en flexion correcte
  • élasticité relative, donc tenue aux chocs bonne
  • sensible à la température à partir de 60°C ou 80°C

Soins à apporter aux suspentes :

  • Eviter de marcher dessus, surtout sur sol caillouteux . On risque en effet d'affaiblir ou même de casser l'âme par écrasement ou flexion.
  • Eviter de les mouiller, si c'est le cas les sécher au plus tôt, mais sans non plus les exposer à une température élevée. Le risque est de les voir s'allonger ou rétrécir par la suite, ce qui serait tout à fait préjudiciable au calage correct de la voile, même pour de faibles valeurs de déformations relatives.
  • Eviter des les enrouler de manière trop serrée, voir de les plier en raison du rayon de giration trop court pour ne pas solliciter la suspente en flexion. Soit dit en passant, ce rayon de giration court correspond d'ailleurs à la boucle de fixation à chaque extrémité, si bien qu'on est assez loin pour la résistance à la rupture des valeurs de charge d'une suspente "sortie d'usine" sur un parapente. On les divise environ par deux à la couture.
  • Eviter de les solliciter trop souvent par des manoeuvres de descente (oreilles, "B", "360°",...)

Contrôle :

Comme on ne peut pas contrôler directement l'état de l'âme, on le déduit par l'observation de la gaine :

Dans l'un ou l'autre de ces cas, il faut bien évidemment changer les suspentes incriminées. De plus, si on constate tout comportement anormal de la voile (mauvais gonflage, parachutages intempestifs), il est nécessaire de faire contrôler les cotes du suspentage. Celui-ci peut avoir "bougé".

 

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